Comines-Warneton. Ville à facilités linguistiques et c’est bien comme cela

Il y a quelques jours l’échevin Didier Vandeskelde palabrait sur les facilités linguistiques de Comines-Warneton. Nul doute que ses propos, même s’il les dit personnels vont encore alimenter les conversations dans nos chaumières. La liberté d’opinion existe, mais son intervention en tant qu’échevin de l’entité est inopportune. En tant qu’élu, aborder un tel sujet ne peut se faire de manière individuelle, mais bien en concertation avec la totalité des élus. Et pour la question des facilités, il nous semble que les citoyens doivent être intégrés au débat.

La suppression des facilités linguistiques est un problème complexe dont nous ne tenons pas les rênes et quand bien même, n’est-on pas bien dans cette situation ? N’est-il pas mieux d’oublier les querelles du passé et de bâtir un avenir ensemble ?

Peut-être que le but de l’échevin est de vouloir la suppression des facilités pour que le système électoral change et qu’il ne permet plus de voir des candidats de l’opposition siéger au collège des échevins avec surtout un manque de transparence.Il semble vouloir dicter sa propre loi, selon ses propres convictions au détriment du bon sens et de l’avis des citoyens.

Il faut arrêter de faire cavalier seul et il faut accepter les opinions et les idées des autres.

Le Mouvement Citoyens & Indépendants prône une démocratie participative et les citoyens sont au centre de nos préoccupations. C’est vers eux qu’il faut se tourner pour qu’ils puissent donner leurs avis et leurs idées et c’est en les concertant que les projets doivent être élaborés.

Les propos et la prise de position de l’échevin Didier Vandeskelde en tant qu’élu et président de son parti est anti démocratique. Supprimer les facilités linguistiques, c’est punir nos citoyens néerlandophones qu’ils soient dans l’entité depuis toujours où venus de Flandre par après. Et ensuite, à qui viendra le tour ? Aux français ? Aux européens ? Aux citoyens issus d’un autre continent ?

Nos amis flamands devraient faire face aux mêmes problèmes que les francophones de certaines communes situées en Flandre où ils peinent à se retrouver dans les dédales de l’administration.

Et en définitive, l’échevin parle-t-il au nom de son parti ? On peut se poser la question quand on sait que Freddy Baelen, lui aussi échevin, a quitté celui-ci par une petite porte. Il était la personne de référence pour le bilinguisme où il excellait lors des noces d’or fêtées dans la langue de Vondel

  Accepter l’autre avec ses différences est le principe de vivre l’un avec l’autre.

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