Comines – Des travaux au cimetière à la limite de la profanation.

 

Mais que s’est-il donc passé au cimetière de Comines le 18 décembre 2017. Des familles ont constaté que des travaux étaient en cours et que ceux-ci les ont désabusés, mis en colère voir écœurés, mais surtout qui les ont attristés au plus profond d’eux-mêmes.

Ces personnes ont contacté David Kyriakidis, président du Mouvement Citoyens & Indépendants connu pour sa disponibilité et son engagement envers les citoyens de l’entité cominoise.

Il apprend que c’est Rudy qui se rend régulièrement tôt le matin au cimetière de Comines qui s’en est rendu compte en premier. Lorsqu’il est arrivé près de la parcelle de dispersion des cendres il aperçoit des monts de terre auxquels se mélangent de l’herbe, des plaques commémoratives ou encore des pots de fleurs brisés.

C’est aussi son cœur qui se brise, car le jardin cinéraire a été retourné, détruit, profané. Il interpelle les ouvriers communaux sur place qui comprennent le désarroi de Rudy, mais qui n’ont fait qu’exécuter les ordres. Il est trop tard pour faire marche arrière, le mal est fait.

Claude, dont le frère est décédé depuis peu de temps, arrive quelques minutes plus tard au même endroit, pour un même constat, un même ressentiment et une même incompréhension devant ce qui était le jardin le jardin du souvenir.

Ils ne peuvent que constater l’impensable à leurs yeux et voir la pelouse du jardin du souvenir mélangée à des déchets, être déversée dans une benne afin d’être transportée vers un terrain vague contigu à la RN58 et à la Lys, au niveau du Pont du Badou. Rudy et Claude ont suivi le camion jusqu’à sa destination.

David Kyriakidis, des familles concernées et des membres du Mouvement Citoyens & Indépendants se sont rendus au cimetière de Comines quelques temps après avoir pris connaissance des faits. Le recueillement a été douloureux et la colère omniprésente.

Patrick en a gros sur le cœur et il s’exprime : « C’est avec énormément de tristesse que je pleure pour la deuxième fois les êtres chers que j’aimais et qui sont partis trop tôt

C’est la deuxième fois par la faute d’un échevin qui a pris la décision de faire exécuter des travaux sur le jardin du souvenir et de jeter la pelouse avec les cendres des défunts aux détritus.

Nous avons été nombreux à nous retrouver devant un trou béant creusé à la va-vite par les ouvriers communaux qui, face à notre incompréhension, à notre tristesse, mais aussi à notre colère, ne savaient ni que dire, ni que faire, ne trouvant pas les mots face à notre chagrin.

Aucune famille n’a été avertie de ces travaux, un acte digne de la Shoah. Monsieur l’échevin a estimé que le jardin du souvenir n’était plus esthétique et il a voulu y mettre des galets. Soit, mais était-il nécessaire d’enlever la pelouse et la terre et jeter le tout aux ordures ? Les cendres des défunts finiront dans un fossé ou sous une route et c’est inconcevable.

Une concertation avec les familles des défunts était indispensable et sachez, monsieur l’échevin, qu’après un tel acte, nous sommes nombreux à ne plus vous faire confiance, tant sur le plan humain que sur le plan politique.

Il m’est libre de penser et de dire que votre slogan est : les morts ne votent plus, donc ils sont inutiles.

Vous n’avez eu aucun scrupule à agir de la sorte et il est évident que de nos doléances vous n’en avez rien à faire. Dorénavant, je ne vous appellerai plus monsieur et j’espère que prochainement on ne vous appellera plus échevin.

Vous êtes une personne orgueilleuse et avide de pouvoir. Moi, en tant que citoyen libre et blessé je dis ce que je pense et j’assume. «

Sabine, les larmes aux yeux, ne décolère pas : « Je viens de perdre mon frère pour la deuxième fois. Il avait demandé d’être incinéré et que ses cendres soient dispersées au cimetière de Comines. Il nous disait vouloir être à l’air libre, comme les oiseux ». Elle soupire et reprend : « Cette façon de procéder me dégoute et m’indigne profondément. Les cendres de mon frère mélangées à des déchets, je ne peux pas l’accepter. Et où finiront-elles ? Sous un trottoir, sous un bâtiment ?

Des travaux identiques ont été réalisés dans le cimetière du Bizet. Nous ne jetterons pas la pierre à l’un ou l’autre, mais nous constatons un manque total de respect envers les défunts et leurs familles.

Nous comprenons qu’il est normal et indispensable d’effectuer des changements au niveau des concessions de toutes natures et du jardin cinéraire. N’aurait-il pas été plus judicieux d’avertir les familles des défunts, et éventuellement de postposer la dispersion des cendres avant d’entreprendre des travaux sans offusquer les familles ?

On demande aux visiteurs des cimetières de se comporter avec la décence et le respect dus à la mémoire des morts. Il en va de même pour l’autorité compétente en matière de gestion de ces lieux.

Tel n’a pas été le cas et c’est déplorable. Le Mouvement Citoyens & Indépendants s’associe à la douleur des familles et veillera à ce que ce genre de situation ne soit plus réitéré.

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